Journées graphaudiovisuelles- Palaiseau, Maison des Jeunes et de la Culture,1973
Salon de la Jeune Peinture- Paris, Musée du Luxembourg, 1977
Espace rhénan -Saverne, Château des Rohan, 1982
Bibliothèque Municipale, Grenoble, 1983
Sélest’Art -Sélestat, Cedric, Office de la Culture, 1986
Mémoires du Nord, Mémoires du Sud-Vitry-sur-Seine, Galerie municipale, invitée du groupe Pigments, 2002
Pleins feux sur Ivry- Portes ouvertes des ateliers d’artistes - Ivry-sur-Seine, Espace Robespierre, 2006
Art en voyage – Chine, Beijing, Tempo Art Center, 2009
Art en Voyage – Chine, Tianjin, City Museum, 2009
Attention Travaux - Chienjaune, Elia Kleiber, Anne-Marie Vesco, Josette Vigneau, Pleins Feux - Portes ouvertes des ateliers d’artistes, Ivry-sur-Seine, Manufacture Sylco, 2012
A corps perdu/ à bras le corps - Elia Kleiber, Hélène Zuccaro, Pleins Feux - Portes ouvertes des ateliers d’artistes, Ivry-sur-Seine, Manufacture Sylco, 2013
Mémoires du Sud, Egypte, Yémen, Syrie - Elia Kleiber, Bernard Maury, Pleins Feux - Portes ouvertes des ateliers d’artistes, Ivry-sur-Seine, Manufacture Sylco, 2014
Paradis perdus-la traversée des mondes. Cité universitaire internationale de Paris,
Jeter des ponts/ Brücken bauen, Fondation de l'Allemagne, Maison Heinrich Heine, 60ème anniversaire, 2016
Le Voyage de Gagarine, exposition dans un ensemble HLM en cours de déconstruction, Ivry-sur-Seine, 2019
Echappements libres , exposition virtuelle, site de la Compagnie des Œillets, Ivry-sur-Seine, 2021 www.compagniedesoeillets.com
Frontières 2021/Corps+Cité Peau - Palazzo Albrizzi-Capello, Venise, Italie, 2021
Paradis perdus - Paris, Centre Culturel Arabe syrien, 1995
Galerie d’Orly-Sud, Aéroports de Paris,1997
Pleins feux sur Ivry - Portes ouvertes des ateliers d’artistes -Ivry-sur-Seine, 2000 et 2008

Espace Au Griffon - Strasbourg, 2008
Pleins feux sur Ivry – portes ouvertes des ateliers d’artistes,
2008
Toiles métisses - Espace des Arts sans Frontières - Paris, 2009
Ces portraits coulissants invitent au départ, à la rencontre,
au transport de la personne individuelle. Goûts et localisation, délocalisation,
mémoires, se retrouvent ensemble dans le champ de l’image. Celle
de femmes qui n’ont pas cessé malgré elles de porter le
poids de la coutume, mais qui sont à présent en mouvement. En
témoigne la mobilité de chaque tableau, dont l’invention
picturale est un reportage de ces destinées dont l’histoire a bougé.
Destinées désormais mondialisées, brassées, métissées.
La matière colorée demeure le gage échangé lors
de ces fréquentes rencontres de part et d’autre de la Méditerranée.
Le choix du chromatisme, pourtant, ne ressort nullement de la libre fantaisie
du peintre : les couleurs sont indiquées par le modèle, comme
étant ses couleurs de prédilection. Ainsi le sujet se donne-t-il
à lire à travers ce message coloré : chaque silhouette
s’imprime avec son aura à la jonction de deux ou plusieurs mondes
cherchant à s’adapter, à s’accorder avec l’air
d’ici ou d’ailleurs.
Aussi, chacun de ces portraits coulissants retrace-t-il ce qui est advenu de
ces histoires, tout en entrouvant l’avenir. Et ce « pas encore »
témoigne des existences de femmes que sépareraient la distance,
la provenance, les âges de la vie et que réuniraient les possibilités
de libération et d’accomplissement. Les géométries
variables de ces portraits montés en fenêtres illustrent l’idée
de ces personnalités qui ne pensent pas nécessairement pareil,
mais savent signifier matériellement ce qui s’offre à comprendre
de la vie. Non sans rester, comme un secret, inviolé et impénétrable.
Loin du statut inerte de mémorial, le portrait se constitue ici comme
mémoire provisoire de l’autre, dans sa trajectoire mouvante renvoyant
à la course des étoiles.
Françoise METZ

Galerie d’Orly Sud - 1997

Espace des arts sans frontières Paris, 2008


La terre que l’on éventre, ses flancs béants contraints par des grilles, le trou que l’on bétonne, les piliers qui surgissent et la masse compacte d’un bâtiment sorti du vide. C’est dans les trépidations d’un énorme chantier à Ivry qu’Elia Kleiber s’est emparée de son sujet, sur la grande scène du bouleversement des villes. Dans la dureté de cet univers où la machine et le matériau imposent leurs lois, elle a observé l’armée des bâtisseurs de l’ombre, ouvriers, manœuvres, compagnons dont on ne parle pas, que le passant ne remarque pas. Toutes nations confondues, au cœur battant de la mondialisation. Ceux qu’à Rome ou dans la Grèce antique on employait en tant qu’esclaves ou étrangers à la construction de colossaux édifices. L’artiste a tenté de capter la précision et l’économie des gestes, la tension des corps arc-boutés sous la charge, la puissance du mouvement des mains. Dans la poussière et le bruit, elle a enregistré la lenteur du rythme avant l’effort décisif, le défi au vide, mais aussi la longue patience dans la répétition des tâches, la fatigue qui se devine mais ne se dit pas. Toutes qualités applicables aux athlètes que l’on célébrait lors des jeux de Delphes et pareillement aux sportifs aujourd’hui. Les héros du stade, mais sans supporters et sans médailles, loin, très loin de la fureur médiatique, voilà ceux que la peintre a entrevus à chaque détour du chantier. Cette réalité là, Elia Kleiber la campe par grands épisodes sur la toile brute, racontés sous forme de triptyques ou polyptyques. La figure tient la place centrale, tandis qu’outils et matériaux du chantier s’invitent sur les côtés. Au langage de la photographie elle emprunte les éléments précis et contraignants du réel, qu’elle associe aux possibilités d’interprétation de la peinture. Mais la gestuelle du chantier s’exprime aussi à travers une série de dessins sur papier de riz.


RD5 Chantiers/ les athlètes, les invisibles - Inauguration de la ZAC du Plateau, Ivry-sur-Seine, 2016

RD5 Chantiers /les athlètes, les invisibles - Bastia / Lupino, Espace Casanova, 2016
RD5 Chantiers, Inauguration de la Place du Général de Gaulle à Ivry-sur-Seine, Mairie d’Ivry-sur-Seine, 2016
Prix de soutien de la Ville de Colmar 2016

Illustration de couverture pour La Francophonie, fresque et mosaïque
CNDP- HCF, 1996

Extrait des Dernières Nouvelles d’Alsace, 23/2/2008