A ce stade du travail de Kleiber, les champs ouverts par l'image numérique marquent une nouvelle étape : la capture du réel par la photographie et son interprétation par la peinture s'effectuent désormais sur un même support. La toile, impressionnée par la photo, devient également porteuse de matière. La toile sera donc balayée au pinceau ou à l'essuie-glace dans les couleurs favorites des modèles. Est-ce encore un sursaut de la peinture qui ne veut pas mourir ? Plutôt un regard de peintre sur la coexistence de deux mondes, entre la production de la machine et le travail de la main. Et le désir de ne renoncer à aucune possibilité du champ d'expression.